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lundi, 12 février 2007
2 RÉFLEXIONS : UN FAIT ET UN SENTIMENT
Par Laurent Laurent 1) UN FAIT. NICOLAS SARKOZY : l'ARCHAÏSME. Vu d'ici, aujourd’hui, lundi, le mot d’ordre contre le programme de Ségolène Royal est, de la bouche, notamment de Xavier Bertrand et de toute l’équipe de Nicolas Sarkozy, l'« archaïsme » de celle-ci. C'est insensé. Car il est flagrant que c'est la droite française qui est dépassée. Par la voix de son leader Nocolas Sarkozy, elle fait du encore … du Pasqua : on en est encore à « il faut terroriser les terroristes » sornette (reprise par Bush) qui ne conduit au contraire qu’à faire monter le terrorisme, justement. C’est aussi « travailler plus… » autre version de « tous des feignants » des années 50, « se lever tôt » idem, à l’heure où tout le monde travaille tard, et « il faut aider les entreprises », c'est fait (65 milliards) et on voit le résultat… Ici, chez nous…
…, on voit l'implantation dans le quartier se faire grâce aux gardes mobiles. Et puis la police, la répression… Et ça, on a bien vu que cela ne résout rien. La police, ce n'est pas fait pour régler des problèmes collectifs, mais pour régler les problèmes particuliers. Sinon, c'est la négociation, la régulation, l'équité. Bon alors, tout cela, si ce n’est pas archaïque…
La plus belle Équipe de France a inventé la méthode Coué augmentée. Ce n'est plus seulement positiver par autosuggestion, c'est maintenant accuser les autres de son principal défaut à soi. On innove.
LIRE : LA MÉTHODE COUÉ
2) UN SENTIMENT. À LA CROISÉE DES CHEMINS
Aujourd'hui, lundi 12 février, lendemain de la présentation des 100 propositions de Ségolène Royal, ça y est : la campagne électorale est à son plein. Les candidats se sont prononcés, ils ont pu parler. Les émissions ont eu lieu. Sur l’internet le trafic est intense.
Mais en attendant de parler du contenu, un sentiment : aujourd’hui, nous percevons le choix entre deux directions. Ce n'est pas la première fois mais il semble et c'est là le sentiment, qu'il soit crucial pour le pays, pour notre société.
Soit le pays choisira la droite, incarnée par Nicolas Sarkozy. Alors ils s'enfoncera, nous nous enfoncerons dans la direction prise depuis le début des années 80, la direction du néo-libéralisme. Avec une droite confortée, décomplexée depuis longtemps qui table sur l'élimination des perdants. Rendant plus implacable le pouvoir, les marchés, les finances, les actionnaires qui achètent et dirigent, puisque l'argent achète les idées et les opinions. Nous deviendrons un peu plus américanisés au sens Bush du terme. Et nous vivrons comme cela longtemps, (comment revenir en arrière si dans un moment de danger clair le pays ne réagit pas) avec au minimum des tensions, des problèmes énormes de société, banlieue, SDF, pauvreté, et avec de forts mouvements sociaux au minimum, il faudra s’y habituer, et au maximum des révoltes, des émeutes, des événements pour le pays, ici ou là. Cela pourra même ouvrir la porte à un incroyable retour à l’Ancien Régime dans la mesure ou une sorte d'aristocratie fermée se confortera, celle des PGD de pères en fils, des décideurs, des familles. Pour des décennies. Qui sait jusqu'où cela ira ?
D'un autre côté, il nous est possible de quiter ce déclin néo-ultra-libéral, comme l'a préfiguré le Non au TCE. Pour retrouver un état, une politique qui régule, tempère l'arrivisme, la concurrence omniprésente et redistribue. Avec évidemment, un volet libéral, marchand, certes mais dans un cadre contenu, nécessairement protecteur. Nous (re)trouverons une cohérence nationale en phase avec un sens de l’Histoire social et humaniste, depuis des siècles. Avec des principes, des projets, des arbitrages. Un système de fonctionnement du XXIe siècle, un nouveau contrat social en France et par delà en Europe, un travail qu'il faudra faire avec les Européens efficacement, ce ne sera pas si impossible car nous nous comprenons, comme on l'a vu dans l'opposition des opinions à la guerre en Irak. Voilà.
Ce sentiment tient du choix et de la présence de Nicolas Sarkozy en champion de la droite. Évidemment, si nous avions un deuxième tour entre un Bayrou et un Strass-Kahn, par exemple, le choix serait moins tranché.
Rien n’est jamais irréversible mais il y a des rendez vous, des époques, qu'il vaut mieux ne pas rater. C'est un sentiment.
09:50 Publié dans Arguments de campagne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


Commentaires
La seule façon d'éviter Sarkozy est de voter Royal.
Que çà plaise ou non à certains...
Voter "plus à gauche" au premier tour, c'est prendre l'énorme risque d'un deuxième 21 avril. Et cette année on vote le 22.... Gare aux répétitions de l'Histoire, les même causes produisant les même effets.
J'ajoute que Bayrou N'EST PAS LA SOLUTION, Bayrou n'est qu'un illusionniste comme je tente de le démontrer sur mon bloc-notes personnel:
www.lamauragne.blog.lemonde.fr
jf.
Ecrit par : jacques | lundi, 12 février 2007
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