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dimanche, 29 avril 2007
TENTION MAXIMALE ENTRE BELLIGÉRANTS, AUX ABORDS DU QG
(photo AFP) Étonnante démonstration des forces armées des hordes d’opposants sous le prétexte d’un repas muticulturel ce dimanche midi. Environ 300 rebelles de 4 à 60 ans ont pris position cour des Petites-Écuries, de 12h à 16h, à une portée de flèche du nid d’aigle de Nicolas Sarkozy, 18 rue d’Enghien. Des vivres avaient été apportés pour deux jours au bas mot : taboulés, salades mixtes, quiche forestière…
Face à eux, les guerriers du pouvoir en place…
… armés de tonfas, de pistolets automatiques et de matériel anti-gens, avaient pris position dans le défilé, seul accès à la rue d’Enghien sans avoir besoin de faire le tour. « On ne sait jamais, avec eux, tout est possible… ». Rangers aux pieds en position d’attente sachant qu’en ces journées de chaleur, on est quand même mieux en Birkenstock. La guerre de Troyes (dont le Maire est le ministre de l’Intérieur) n’a pas eu lieue, ce qui nous évita un carnage. Le bivouac des commandos de progrés n’ayant plus de raisons d’être vers 16h, on sonna la retraite heureuse (par répartition), après le café, une stratégie de ruse pour pouvoir mieux revenir par surprise à la dérobée, à plusieurs milliers le moment venu et le couteau entre les dents pour beurrer les toasts. Ce n’est qu’en soirée, à la suite d’un orage, que l’eau nue est intervenue. (voir dépèche AFP en commentaire) (Et photos sur le photoblog RENTRE CHEZ TOI)
21:10 Publié dans Campagne locale du quartier | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note


Commentaires
AFP : "PARIS (AFP) - Environ 150 personnes ont partagé dimanche un "repas multiculturel" à l'appel de l'association Réseau éducation sans frontières (RESF), tout près du QG parisien de campagne de Nicolas Sarkozy, chacun étant invité à apporter un plat de son choix.
Le calme qui régnait dans la rue d'Enghien, adresse du QG du candidat UMP, tranchait avec l'animation de la cour des Petites écuries où des tables avaient été installées et une grande banderole tendue, demandant : "Arrêt des rafles, régularisation de tous les sans-papiers".
Un habitant avait accroché à sa fenêtre une affiche où était écrit "Vive la France accueillante".
Chacun avait apporté une salade, une tarte ou du fromage. Des femmes chinoises avaient cuisiné des nems. Karima Benhamma, de nationalité algérienne, qui dit avoir retrouvé le sourire depuis l'obtention de son permis de travail, avait respecté la tradition de son pays qui veut qu'on amène une pastèque chez son hôte.
"Obtenir des papiers, c'est un combat. Dans ce quartier, je ne me sens pas étrangère, c'est comme une famille", témoignait cette femme de 42 ans, qui espère la victoire de Ségolène Royal à la présidentielle.
Des jeunes pique-niquaient, assis par terre. D'autres personnes mangeaint debout dans des assiettes en carton tandis qu'une vingtaine d'enfants jouaient au ballon ou à la corde à sauter.
A quelques pas de là, les clients de la Brasserie Flo déjeunaient en terrasse. "C'est sympathique et bon enfant, ça ne nous dérange pas du tout", jugeait Didier Vérité, le maître d'hôtel.
"On est là pour se faire entendre, pas pour mettre le bazar. Quand Nicolas Sarkozy dit +Ensemble, tout est possible+, on veut montrer que le +ensemble+ est plus large que ce qu'il propose", expliquait Karine Teffo, une professeur de 39 ans qui milite au sein du collectif RESF du Xe arrondissement.
"Le lieu est stratégique et symbolique", insistait pour sa part Judith Vailhé, juriste et militante au sein de RESF.
"Tout est bon pour faire savoir que la solidarité existe dans ce pays. Ici, ce n'est que de l'amour", lançait Joëlle Silvestri, une habitante.
Le député-maire PS du Xe arrondissement, Tony Dreyfus, est venu saluer les participants. "Ce repas montre que ce quartier est un lieu de mixité à la fois générationnelle, de conditions sociales et d'origines. Plus de 60 nationalités s'y côtoient", estimait son adjointe Sylvie Scherer.
Des CRS étaient postés aux différentes issues de la cour et effectuaient des rondes discrètes pendant le repas."
Ecrit par : Jean Michel | dimanche, 29 avril 2007
Non, là vous chariez l'AFP, il y a eu au moment fort environ 300 personnes, et en tout, environ 400 qui sont passées. Pas 150, svp.
Ecrit par : Jean Michel | dimanche, 29 avril 2007
sympa !
je n'y étais pas.
l'orage est arrivé plus tard, juste à la fin de la réunion de bercy... suivez mon regard ; )
Ecrit par : kristina | dimanche, 29 avril 2007
ARTICLE DANS LIBÉRATION : "Déjeuner pied de nez pour les sans-papiers" L'association RESF organisait dimanche, à Paris, un déjeuner multiculturel, à deux pas du QG de Sarkozy.
Par Véronique SOULE Libération QUOTIDIEN Société : lundi 30 avril 2007 http://www.liberation.fr/actualite/societe/250788.FR.php
"Le matin, lorsqu'il amène son fils Justin à l'école et qu'il ne voit pas sa "marraine" de RESF (Réseau éducation sans frontières), Haimin, un Chinois de 33 ans, panique. Alors, il l'attend pour qu'elle le rassure. Père de deux enfants nés en France, avec une femme qui apprend le français et une promesse d'embauche dès qu'il aura ses papiers, il remplit tous les critères de la circulaire Sarkozy. Mais sa demande a été rejetée. Contrairement à celle de son cousin. " Une loterie " , dit sa "marraine", écoeurée.
Les militants de RESF du Xe arrondissement de Paris organisaient dimanche un déjeuner "multiculturel" de soutien aux sans-papiers, dans la Cour des Petites-Ecuries, à quelques mètres du QG de Nicolas Sarkozy. Apparemment, l'ex-ministre de l'Intérieur et candidat à la présidentielle a voulu la jouer cool. Les policiers traversant par deux la cour bavardent entre eux, genre décontracté, voire souriants.
Spécialités. Nems, boulgour, poulet yassa, tajine, etc. Chacun était invité à apporter des spécialités de son pays, disposées sur quatre tables en plein air. " Démontrons les bénéfices de la diversité culturelle " , vante la brochure de RESF. En plein soleil, les enfants servent des jus de fruit, découpent une tarte aux pommes, des baklavas.
Au moins deux cents personnes ont participé à ce repas, surtout des militants du Réseau ou d'autres associations, des parents d'élèves, des militants politiques. Les sans-papiers ont sans doute eu peur de se retrouver à deux pas de Sarkozy. Des Chinois, habitant les alentours et dont les enfants sont à l'école de la rue Pierre-Bullet, où l'on compte dix-sept familles de sans-papiers, sont venus en groupes mais sans s'attarder.
Madame Fu, un mari maçon, une fillette de 8 ans en CP, a bientôt rendez-vous à la préfecture de police de Paris pour examiner sa demande de papiers. Elle est convoquée au cinquième étage, huitième bureau, et " on dit dans la communauté que le cinquième est l'étage des refus ", s'inquiète-t-elle. " Si Sarkozy devient président, ce sera plus difficile pour nous, il est un peu contre les étrangers " , ajoute une autre.
Les militants ne se font guère d'illusions. " Ce sera horrible. Déjà, avec la nouvelle loi, c'est devenu quasiment impossible d'obtenir une régularisation " , explique Céline, l'une d'entre eux.
Banderoles : la mobilisation n'est pas près de fléchir. Les militants entendent bien ne pas obtempérer à la demande du recteur de l'académie de Paris d'enlever les banderoles des façades des écoles le 6 mai, jour du second tour ( Libération des 28 et 29 avril). Les bâtiments scolaires appartiennent aux municipalités, arguent-ils. "La neutralité doit être stricte à l'intérieur du bureau de vote, explique Véronique Dubary, élue du Xe, à l'extérieur, elle ne s'impose pas, vous avez bien les affiches des candidats." La mairie du Xe, qui abrite un bureau de vote, est elle-même surmontée d'un immense calicot " Solidarité avec les enfants et les parents sans papiers " qui sera toujours là dimanche prochain.
(Qu'est-ce que c'est que ce défaitisme ? "Les militants ne se font guère d'illusions. " Ce sera horrible.…" comme si c'était déjà fait,,non mais, ndlr)
Ecrit par : Jean Michel | lundi, 30 avril 2007
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