dimanche, 13 mai 2007

"SOIRÉE DE GALA" AU DERNIER SPEAKER'S CORNER

medium_images-5.3.jpgDernier Speaker's Corner, samedi 12 à 18h. Le plus studieux. Une vingtaine de personnes étaient là mais des plus fidèles. Peut-être qu'une fois l'élection passée, nous avions des choses à dire, cela devait sortir, on s'en doute, en se retrouvant. Des questions, des remises en questions… Peut-être aussi, l'habitude s'est prise de parler en groupe, avec la possibilité de prendre la parole assez longtemps, ce qui est plus enrichissant que les discussions à bâton rompu.
La question a été abordée de la nécessité de continuer le blog RENTRE CHEZ TOI. Mais…


… le titre ne conviendrait plus. Puis, l'intérêt diminuerait forcément (?) C'est la passion de cette campagne qui nous a fédéré. Est-ce l'anti-sarkozysme qui nous fédèrera ? Et puis surtout, c'est tout un travail d'entretenir cette flamme, comme un travail de presse, qui ne peut se faire bénévolement indéfiniment. La nécessité d'un blog politique se fait pourtant sentir dans le quartier, en tout cas.
Ensuite la discussion ne put s'interrompre. Alors nous allâmes boire un verre à l'Escalier, rue du Fg St Denis. Et là, nous aurions pu essaimer la discussion en petits conciliabules comme il est courant. Et bien non, le Speaker’s a continué : une table, un qui a la parole, qui parle politique, les autres qui écoutent et chacun son tour. Incroyable. Et puis ensuite, nous avons été dîné chez Derya, dans le bas du Fg, et là au lieu de se disperser en bavardages,… eh ben, on a continué le speaker's à table… Enfin bref, est-ce une drogue ? Bon. Ce n'est que vers 22h30, au bas mot, (la fatigue ?), qu'enfin nous avons éclaté la discussion politique en papotages insignifiants et surtout futils. Ce rendez-vous était devenu attachant.

Commentaires

tout se meurt - entrons dans l'ordre

Écrit par : brigetoun | dimanche, 13 mai 2007

Vite un petit mot avant que "rentrecheztoi" ne cesse d'émettre. Bravo pour cette excellente initiative qui nous a permis de nous rencontrer, discuter, faire (un peu) connaissance, ...
Ce petit rendez vous hebdomadaire va me manquer, mais on a toutes les chances de se revoir dans le faubourg, au coin d'une rue, dans ses cafés ou ses boutiques. Facile ! puisqu'on se connaît maintenant.
Et puis, on aura certainement besoin de se remonter le moral de temps en temps. Faut pas se leurrer : nous allons vivre 5 années (certains pessimistes disent 10) très très difficiles.

A bientôt. Bizatoos.
Françoise (la dame du 112)

Écrit par : Françoise Baby | dimanche, 13 mai 2007

Je vous regretterai bien, si vous arrêtez ce blog, moi la lointaine provinciale, j'aimais bien suivre votre démarche, être avec vous même si loin, vous allez me manquer.
Je vous souhaite de continuer encore longtemps entre vous vos "speaker's corners".

Écrit par : solezen | dimanche, 13 mai 2007

merci pour TOUT :
le blog, le speaker's et les rencontres qui s'en sont suivies et les liens que cette belle initiative a tissés.
ça fait plaisir de lire et voir - savoir - qu'il y a de la réactivité, une vigilence.
des gens et un jean comme ça !
c'est réconfortant.
pour nous-mêmes.
pour nos enfants.
la démcratie est fragile.
toujours.
on l'oublie trop souvent.
nous sommes tout un chacun citoyen responsable.
je suis catastrophée de ce qui se passe côté médias "classiques"... je comprends la décision du réd chef.
respect !
je peux aussi regretter qu'il faut maintenant tourner cette page.
deux mots pour clôre (les définitions sont de wikipédia) : dazibao et samizdat... bien avant les blogs dans des pays beaucoup moins démocratiques que la france il se passait des choses... à suivre sous quelle forme la reflexion, l'inquiètude et des FAITS non publiés ailleurs s'exprimeront en sarkoland.
bye & bonne inspiration !

Dazibao

C'est en 1966 que les dazibao (chinois traditionnel 大字報, chinois simplifié 大字报, pinyin dàzìbào, littéralement « journal à grands caractères ») firent leur apparition en Chine. Entièrement faites à la main, ces affichettes couvrirent d'abord les murs de Pékin avant de gagner les provinces. Ce média illégal et spontané véhicula l'information non-officielle et eut l'audace d'attaquer les autorités du pays. La répression finit par mettre fin à cette presse libre en 1979.

Par extension, l'expression peut être employée pour désigner des publications non-officielles. Ces publications peuvent concerner la révélation d'injustices flagrantes, ou la production d'informations susceptibles d'éclairer l'opinion, ou encore l'attitude de rapport de forces des membres d'un groupe social. La nature de cette action, hors des media classiques ou officiels, évoque un domaine politique, une dynamique sociale, jusqu'à la révolution ou la révolte. Certaines actions de délation ou de manipulation peuvent aussi utiliser le "dazibao" en fonction du dicton "calomniez, il en restera toujours quelque chose, même si c'est faux"

C'est pourquoi les méthodes de "dazibao" posent, comme dans la presse, la question du recoupement de l'information et de la preuve, ainsi que par analogie avec l'instruction judiciaire populaire. Ces actions peuvent révéler un phénomène de "soupape" dans le cadre d'une pression devenue insupportable par le poids d'un déséquilibre social, d'une injustice flagrante, d'une situation bloquée ou sans issue par les voies conventionnelles. Elles peuvent procéder des techniques de lutte révolutionnaire ou d'acteurs de fort changement dans les situations de crise.

De nombreuses formes de blogs sur Internet deviennent une forme moderne du "Dazibao", voire son synonyme contemporain.

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Samizdat (en russe самиздат) était un système clandestin de circulation d’écrits dissidents en URSS et dans les pays du bloc communiste, manuscrits ou dactylographiés par les nombreux membres de ce réseau informel.

Le mot russe samizdat se traduirait en auto-édition [formé de сам, le pronom réfléchi et издательство qui signifie édition]. Le samizdat est utilisé par dérision envers le Gosizdat : les "éditions d'État" officielles du régime soviétique.

Plusieurs revues poétiques ont circulé de cette manière, ainsi que d'autres œuvres poétiques, comme le Requiem d'Anna Akhmatova, ou en prose comme des extraits des Récits de la Kolyma de Varlam Chalamov.

Écrit par : kristina | jeudi, 17 mai 2007

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